Réunion du 15 mars
De WikiCybercommune.
Retours d'expériences de stages de M2 TEF
ébauches
- Sara (en stage dans un Centre Educatif Fermé)
"Les jeunes jouent maintenant beaucoup aux Sims. Ca peut être malsain. Jouent pour "rencontrer" des filles. Quand je suis seule avec deux ou trois jeunes, s'ils ne veulent pas travailler, le temps qu'ils s'y mettent c'est la fin de la session. y arrive quand ça dure 3 quarts d'heure en individuel. Des pbs de concentration. de confiance. Laborieux déjà pour choisir une chanson. Maintenant je suis positionnée comme éducatrice (par l'institution, et par les jeunes). Donc pas le temps de préparer mon activité. Pas de temps pour moi, pour avoir du recul, pour pouvoir faire du cas par cas,... Quand on est en prise en charge, on est débordé."
PP : "quel recul par rapport à leur passé avant le CEF ? Ca vaut le coup de questionner de la temporalité."
AB: "pourquoi est-ce que c'est un pb d'être positionnée en tant qu'éducatrice ?"
PP : "il y a d'autres paramètres. Je ne suis pas certain qu'une jeune personne puisse porter une problématique de cet ordre là."
Marianne : "Moi c'est pareil, le public n'est pas exclusivement masculin mais quand même très majoritairement et c'est du même ordre : ils jouent sur le registre de la séduction lorsqu'ils ne veulent pas faire quelque chose."
PP : le rapport au jeu et à la technique sont liés.
Sara : "lorsqu'ils ont vu que je n'avais pas peur, que je pouvais me comporter comme un homme, ça s'est mieux passé".
PP : "sont-ils en position d'apprenants ?" L'instantanéité, la fragilité temporelle sont à gérer.
Sara : "ils n'ont pas idée de ce que les ateliers comme l'informatique, les arts plastiques, peuvent leur apporter. Pourtant ils bidouillent (les batteries de lecteurs MP3,...) "
GD : "il y a un mot qui me tracasse: positionner. On les positionne, ils sont positionnés sur les activités. Mais c'est à partir du moment où ils ont choisi leurs activités que c'est un embryon de stratégie éducative."
Sara : "ils ne choisissent pas. Chaque éducateur choisit une activité pour eux. Au fur et à mesure que les mois passent ils acquièrent des clés d'autonomie, ce qui leur permet de choisir leur activité."
GD : "Il y a un projet d'établissement, probablement élaboré par le directeur. Il faudrait peut-être l'interroger."
PP : la frontière est très étroite entre le "faire-semblant" (travaux sur l'espace avant la prison, les chantiers, l'approbation,...) et ? "les actes de l'être". "le cadre a besoin d'offrir des espaces d'expression."
GD : "il y a un jeu de contraintes."
PP : "Sara essaie d'ouvrir des espaces, en arrivant avec d'autres outil. le totalement fermé défensif / le totalement fermé ?"
Sara : "une personne est venue parler de toxicomanie mais ça s'est mal passé car n'était pas préparée pour ce type de public. "Au CEF ils partent du principe que ces jeunes sont difficiles à rescolariser par la suite. Donc ils essaient de leur donner un petit diplôme. L'idée est de s'axer vers une professionnalisation et non vers un retour à l'école."
PP : "l'usage des TIC comme socialisation de pratiques. Manque de congruence : distanciation du sujet en devenir d'éducation. Le transfert, quand on le laisse s'exprimer peut faire des choses formidables, mais ne peut pas être appliqué partout et par tous. " cf les bus technologiques, les ateliers de lecture,... "C'est des enfants qu'on ne connecte pas avec le monde. N'ont le droit à Internet qu'avec quelqu'un qui les encadre."
GD : "on a l'impression que c'est sans espoir... Quelle représentation a le personnel des jeunes ?"
Sara : "certains ont fait de la prison, et en prison on n'a pas autant de liberté. C'est une alternative à la prison, c'est fermé, ils ont fait des choses graves (encourrent 12 à 14 ans de prison). Par rapport à l'idée qu'on peut se faire d'un CEF, ils ont des libertés."
AB : "ils sont privés d'un certain nombre de décisions."
PP : "as-tu lu sur les modèles de CEF des pays scandinaves ? nord-américains ? latino-américains ? je pense qu'il faut que tu vois d'autres modèles."
Sylvie : "vous échangez avec d'autres centres sur vos pratiques ?"
Sara : "en fait ça dépend des directeurs en place, ça varie d'une structure à l'autre."
GD : "ça pourrait être intéressant d'aller voir du côté de la mécanique institutionnelle et de voir s'il était possible que le jeu de contraintes ne s'empile pas. C'est peut-être de trouver un autre angle de recherche, d'orienter son regard différemment en sortant des jeux de pouvoir."
PP : "il faut regarder ça de la palette sociale mais aussi d'un point de vue sociétal. Michel Chaumière héritage de Vichy, histoire de l'éducation spécialisée."
Kristinn : "je ne trouve pas normal qu'on la positionne comme éducatrice. Elle arrive avec un positionnement de chercheur."
PP : "à côté de ça, des lieux très enfermants ne sont des lieux qui empêchent l'innovation pédagogique. C'est paradoxal mais là encore y'a peut-être une difficulté de prescription."
Sara : "l'objectif est de leur éviter la prison, ça dépend de leur comportement pendant les 6 mois".
- Caroline : en stage à Télecom Bretagne. "J'ai fini mes 24 entretiens, plus 2 industriels, plus un à deux aidants."
Constat : période de crise. Certains ne sont pas équipés. plus important de manger. alors que ces outils sont indispensables à leur vie sociale, à leur communication. "il y a eu une étude à domicile. je suis allée dans les assos, pour que les personnes ne soient pas mal à l'aise. des personnes ont fait un crédit pour acheter ces logiciels, surtout pour celles qui sont vraiment isolées. Mais pas dans les grandes villes comme Rennes, où il y a Handistar. les aidants sont aidants à 100%, ne travaillent pas. indemnité "tiers aidant". souvent les aidants communiquent avec les professionnels. les personnes aidées ont téléassistance, télécommunication,... je commence l'analyse de mes entretiens. pour moi les aidants, c'est capital. c'est couplé aidant-personne en situation de handicap."
PP : "le binôme personne handicapée aidant est essentiel dans le rapport aux technologies."
JT : "j'aimerais en savoir plus sur le guide d'entretien ?"
Caroline : "3 grilles d'entretien sur les personnes en situation de handicap, les aidants et les professionnels. Après ça été centré sur l'usages des technologies est ce que vous l'utiliser ou pas ?"
JT : "on a posé un certain nombre de troubles du type pb de vision d'audition...étude marsouin 2009 sur e-santé. Myriam est impliquée la dedans à savoir si il y a une demande spécifique des handicapés moteur."
MLM : "est ce que l'on peut en tirer les mêmes conclusions que chez les personnes plus jeunes ?"
Caroline : "ce sont les personnes âgées qui acceptent le mieux les technologies. Les personnes sans emploi ont une histoire de vie trop lourde pour parler de leur expérience."
PP : "Ce qui est ramenable à tout le monde c'est la relation entre estime de soi et possibilité de parler de son expérience pour les interviewés"
GD : "Est ce que il y a sur-investissement des aidants pour des personnes en situation de handicap par rapport à des aidant de personnes en situation dite "normale" ?"
